Celui qui n’est pas contre nous est pour nous. Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la (Mc 9, 38-43.45.47-48)


L’évangile de ce 26e dimanche de l’année nous parle entre autre de ceux qui appartiennent au Christ.

  1. « Celui qui vous donnera un verre d’eau à cause de votre appartenance au Christ, il ne restera pas sans récompense. »

Pour nous un verre d’eau c’est quelque chose de peu de valeur, pour les habitants d’Israël c’était indispensable de s’hydrater. Il fallait aller au puits puiser de l’eau le matin tôt et si on la donnait à un étranger, la maison aurait pu en manquer.

« … vous donnera un verre d’eau à cause de votre appartenance au Christ … » : les autres reconnaissent en nous le Christ et notre appartenance à lui. Ils voient en nous l’Homme Nouveau, «  la stature du Christ ressuscité », qui se donne et qui « est paix, tolérance, compréhension, plein de miséricorde et féconde en bienfaits. », comme disait saint Jacques dimanche passé. Quand on se donne, on imite  Jésus Christ, lui qui est ‘le don de Dieu’ par excellence, et même un petit verre d’eau ne restera sans récompense.

Se donner c’est la nature de Dieu qui est amour. Il donne l’existence à tous les êtres. Jésus Christ nous donne son Corps et son Sang à chaque Eucharistie. Saint Thomas d’Aquin dit que l’amour, le bien, tend par son essence à se diffuser.

  1. « Si ta main t’entraine au péché coupe-la. Si ton pied t’entraine au péché, coupe-le. Si ton œil t’entraine au péché, arrache-le. » Jésus emploie souvent des paradoxes. Il ne prône pas la violence contre nous-mêmes. De l’agressivité contre soi est souvent la conséquence d’une dépression latente ou de mésestime envers soi.

Couper n’est pas toujours négatif. Si à la naissance on ne coupe pas le cordon ombilical, l’enfant mourrait. Jésus parle ici de péché, de ce qui nous sépare de l’amour de Dieu.

Si nous voulons devenir nous aussi don de Dieu, nous devons combattre pour le devenir. Saint Jean Cassien affirme que « l’athlète du Christ, qui désire combattre la vrai lutte spirituelle doit s’y adonner en toute hâte et par tous les moyens » (Institutions Cénobitiques, Livre XI, 19).

Nous avons une nature blessée par le péché. Nous ne savons pas nous donner comme a fait Jésus Christ. Nous avons besoin de nous couper du péché et de nos mauvais penchants. Pour cela Jésus dit de couper de tout ce qui nous entraine à faire le mal, à être des égoïstes. Jésus a raison. Il suffit de penser à la colère contre notre conjoint s’il est souvent devant son portable et nous on est mort de fatigue, ou contre notre collègue qui ne fait pas son travail. Pour éviter que l’atmosphère devienne infernale et pour ne pas faire des remarques cinglantes, il est nécessaire de nous couper la langue.

Le mal est de ne pas entrer dans le Royaume de Dieu, ne pas avoir la vie éternelle. Cet évangile nous parle de la fin de nos actes. Est-ce que la fin de nos actes est le Royaume, à savoir Dieu, Jésus lui-même, ou plutôt la reconnaissance des autres, leur estime, leur amour. Apprendre à aimer vraiment, à aimer les autres comme fait Jésus Christ. Le Royaume c’est avoir en nous l’Esprit Saint qui nous assure de l’amour de Dieu qui  a voulu chacun de nous et il nous a créés pour que nous rencontrions cet amour.

 

Giampiero     

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